Le vent hurle. Arrimage de pluie. C’est lundi. Le super typhon Bavi n’arrive pas seulement à Guam et aux îles Mariannes du Nord ; ça les frappe. Dur.
Le service météorologique national des États-Unis le qualifie de « très dangereux ». Et ils n’exagèrent pas.
Bavi a apporté des vitesses de vent de 190 mph alors qu’il soufflait sur Rota.
Des dégâts catastrophiques sont prévus. Des vagues s’élevant à 35 pieds de haut ? Possible. Un responsable indique à l’AFP que des “dégâts majeurs” sont déjà signalés dans les Mariannes du Nord. Ce n’est pas un exercice.
Mardi matin, la bête se déplace vers l’ouest au-dessus de la mer des Philippines. Les responsables de Guam affirment qu’ils évalueront le désordre dès l’aube. Mais le danger ne disparaît pas parce que le centre a évolué.
Le Centre commun d’information prévient que Bavi continue de progresser. Des vents pouvant atteindre 165 mph restent probables. Les rafales de force tempête tropicale pourraient s’étendre jusqu’à 320 milles de l’œil. Ne sortez pas encore.
Les conséquences commencent
Des alertes persistent pour Guam, Rota, Tinia et Saipan. Inondations côtières. Surf élevé. Le NWS crie à propos de « vagues déferlantes dangereusement grandes » atteignant 25 pieds.
Eau? À pois. La Guam Waterworks Authority affirme que 28 des 99 puits sont hors ligne. Bonne chance pour trouver un verre.
Vient ensuite la machine militaire.
La région commune Mariana – le commandement américain ici – entre en récupération active à 6 heures du matin mardi. Les équipes de scoutisme se déploient. Les ressources arrivent. L’équipe du gouverneur Lourdes Arsenio “Lou” Leon Guerrero commence également à fouiller les décombres tôt ce matin-là.
Un succès direct sur Rota
Rota a pris le pire.
En tant qu’île habitée la plus méridionale des Mariannes, elle se trouvait directement sur le chemin de Bavi. À environ 50 km au nord-est de Guam, les habitants se préparent à l’impact. La mairie a mis en garde contre des « vents destructeurs ».
Les conditions devraient se détériorer rapidement.
Être dehors signifiait risquer sa vie ou son intégrité physique. Un porte-parole a déclaré à l’AFP : “Nous tenons bon. Vents violents et inondations.” Des dégâts importants signalés par les habitants. Pas de surprise là-bas.
Saipan guérit toujours
Au nord de Rota se trouve Saipan. Les rafales de vent ont dépassé 100 mph à l’aéroport. Le météorologue Marcus Landon Aydlett l’a suivi pour l’Associated Press.
Voici le problème : de nombreuses personnes n’avaient plus de pouvoir.
Le typhon Sinlaku a frappé en avril. Il a tué 17 personnes. Il a causé 1,5 milliard de dollars de dégâts. La grille s’est à peine rétablie avant l’arrivée de Bavi. Le NWS note que les vents de force typhon ne diminueraient pas avant lundi après-midi. Les vents de tempête tropicale persistent après minuit.
Les îles autrefois ensoleillées sont désormais confrontées à une réalité différente. Le changement climatique rend ces monstres plus courants, affirment les scientifiques. Ce n’est plus inhabituel ; c’est un modèle.
Guam ouvre cinq refuges dans les écoles. La capacité d’accueil est restreinte : environ 1,70 personnes maximum. Surtout pour les personnes vulnérables.
Un centre rempli dimanche après-midi. 13 heures. La Défense Civile l’a confirmé.
Les résidents ont déménagé tôt. Des refuges pleins à craquer. La panique de dernière minute se transforme en de longues nuits à attendre la fin du vent.
Était-ce une erreur d’attendre moins ?
Peut être. Ou peut-être juste la nouvelle normalité. Le vent ne se soucie pas des offices du tourisme ou des plans de relance. Ça frappe juste.
