Lorsque nous entendons dire qu’une espèce est « en voie de disparition », nous pensons généralement à une seule autorité qui lance un appel. Ce n’est pas si simple. La situation de la faune sauvage dépend d’un réseau complexe d’accords internationaux et d’évaluations scientifiques.

Trois grandes organisations occupent les sièges les plus bruyants à cette table. Il y a d’abord la CITES. Il s’agit de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction. Il ne s’agit pas pour autant de déclarer une espèce en voie de disparition. Il agit comme un régulateur du commerce. Son rôle est de garantir que le commerce international ne pousse pas une espèce vers l’extinction. Si vous souhaitez vendre un produit animal répertorié par la CITES, vous avez besoin d’une preuve qu’il provient de sources légales.

Ensuite, il y a le CMS. Il s’agit de la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage. Ce groupe se concentre sur le mouvement. Ils s’intéressent aux espèces qui traversent les frontières. Des oiseaux. Baleines. Antilope. Leur survie dépend des habitats de plusieurs pays. Si une nation protège les aires de reproduction mais qu’une autre braconne le long de la route, l’espèce souffre quand même. Le CMS tente de combler ces lacunes.

Mais la source de vérité la plus citée est la Liste rouge de l’UICN des espèces menacées. Ceci est géré par l’Union internationale pour la conservation de la nature. Ce n’est pas un traité. C’est un inventaire scientifique. Il évalue le risque d’extinction de milliers d’espèces dans le monde.

La Liste rouge de l’UICN est la référence en matière de compréhension du risque d’extinction.

Pourquoi cette distinction est-elle importante ? Parce que chaque organisation poursuit un objectif différent. La CITES réglemente le commerce. CMS protège le mouvement. L’UICN fournit les données.

Savoir quelle liste s’applique nous aide à comprendre la menace. Une espèce peut être en sécurité à l’état sauvage mais fortement commercialisée. Il ne pourrait être vulnérable que lors de la migration. Ou bien, il se pourrait qu’il soit au bord du gouffre si l’on se base sur les chiffres de la population pure.

Les frontières entre ces groupes s’estompent dans la pratique. La CITES utilise souvent les données de l’UICN pour décider quelles espèces réglementer. La CMS s’associe à l’UICN pour identifier les habitats critiques. Mais ils fonctionnent de manière indépendante. Cette fragmentation peut prêter à confusion. Il peut aussi être robuste.

Différentes lentilles révèlent différents dangers. Une lentille montre la pression du marché. Un autre montre une fragmentation géographique. Le troisième montre la vulnérabilité biologique. Nous avons besoin des trois pour avoir une idée claire.

Sans ces évaluations qui se chevauchent, nous volerions à l’aveugle. Nous pourrions sauver une espèce du commerce tout en ignorant l’effondrement de son habitat. Nous pourrions protéger son chemin de migration mais autoriser une reproduction non réglementée en captivité jusqu’à ce qu’il perde son instinct sauvage.

Le système n’est pas parfait. Cela repose sur la coopération. Cela dépend du financement. Elle repose sur une volonté politique qui vacille souvent. Mais ça existe. Et cela fonctionne mieux quand on comprend qui fait quoi.

À quelle organisation faut-il faire confiance ? Vous devriez faire confiance au processus. Regardez les données. Vérifiez les restrictions commerciales. Suivez la migration. La vérité est à l’intersection des trois.

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