La plupart des gens pensent qu’ils peuvent renforcer leur système immunitaire avec de la vitamine C, du thé au gingembre ou du curcuma. La réalité est bien plus nuancée. Bien que l’idée de « renforcer » l’immunité soit séduisante, elle est fondamentalement erronée : votre système immunitaire n’est pas un cadran que vous pouvez simplement actionner. C’est un réseau complexe qui doit être puissant et contenu pour éviter les réactions auto-immunes ou les allergies. Le but n’est pas de surstimuler, mais de l’aider à réagir de manière appropriée.

Évaluer votre résilience immunitaire

Déterminer votre santé immunitaire commence par comprendre son état actuel. Alors que les rhumes fréquents suggèrent une faiblesse, une mesure plus précise est la résilience immunitaire – la capacité à neutraliser les menaces sans inflammation excessive. Cela peut être évalué grâce à un test de lymphocytes T (test de sous-ensemble de lymphocytes), coûtant environ 199 £ au Royaume-Uni, qui mesure les lymphocytes T CD4 (auxiliaires) et CD8 (tueurs).

Un nombre élevé de CD4 indique une coordination immunitaire suffisante, tandis que des taux élevés de CD8 suggèrent une inflammation chronique, liée à de graves problèmes de santé. Le rapport idéal CD4/CD8 doit être supérieur à 1 ; un rapport inférieur indique un système immunitaire débridé. Des études montrent que les personnes ayant un fort degré d’immunité (sur la base de ces paramètres) réagissent mieux aux vaccins, résistent plus efficacement aux infections et ont des taux d’hospitalisation plus faibles, même dans des cas graves comme le COVID-19. Par exemple, les personnes de 80 ans ayant de bons résultats immunitaires étaient moins susceptibles d’être hospitalisées que les personnes plus jeunes ayant de mauvais résultats pendant la pandémie.

Le mythe de la vitamine C et les solutions rapides

Beaucoup croient aux solutions miracles comme les mégadoses de vitamine C, un mythe perpétué depuis les années 1970 par Linus Pauling. Malgré sa popularité, les recherches montrent qu’il ne fait pas grand-chose pour prévenir le rhume, réduisant au mieux les symptômes de quelques heures. De même, même si le zinc peut réduire la durée du rhume s’il est pris dans les 24 heures suivant l’apparition des symptômes, la santé immunitaire à long terme nécessite une approche plus durable.

La puissance de votre microbiome

Les milliards de bactéries présentes dans votre intestin influencent profondément la fonction immunitaire. Ils maintiennent l’intégrité intestinale, préviennent l’inflammation et produisent des produits chimiques bénéfiques qui modulent les réponses des lymphocytes T. La clé réside dans la diversité microbienne, obtenue grâce à une alimentation riche en aliments complets et en fibres (au moins 30 grammes par jour).

Le jardinage peut également renforcer l’immunité ; Les agriculteurs manuels (comme les Amish) ont tendance à avoir un système immunitaire plus fort que ceux qui utilisent des méthodes industrielles, probablement en raison de leur exposition à des bactéries bénéfiques du sol. Les probiotiques et les aliments fermentés (yaourt, kimchi, kéfir) contribuent également à la santé intestinale. Des études montrent que la consommation régulière d’aliments fermentés est associée à des symptômes plus légers du COVID-19 par rapport à la vitamine C, au zinc ou à l’absence d’intervention.

Les pièces manquantes : les carences bactériennes

Des tests intestinaux avancés peuvent révéler des lacunes surprenantes. Dans certains cas, les individus peuvent manquer de bactéries essentielles comme le Bifidobacterium bifidum, qui soutient la régulation immunitaire et la production d’anticorps. Ces carences peuvent provenir de facteurs liés au début de la vie, comme une intolérance aux produits laitiers empêchant l’établissement de ces bactéries. Une supplémentation en probiotiques peut aider à rétablir l’équilibre, même si le réensemencement du microbiome est difficile après l’enfance.

Au-delà des suppléments : régime alimentaire et exercice

Même si les suppléments peuvent aider, l’alimentation reste cruciale. Le gingembre frais peut avoir des bienfaits anti-inflammatoires, et le curcuma (curcumine) se montre prometteur dans les études animales pour lutter contre les infections et le cancer. Cependant, la faible biodisponibilité de la curcumine limite son efficacité chez l’homme ; le combiner avec du poivre noir (pipérine) peut améliorer l’absorption.

L’exercice régulier et modéré est l’un des moyens les plus efficaces d’améliorer la fonction immunitaire. La marche rapide, la natation ou la course douce améliorent la surveillance immunitaire, stimulent la production d’anticorps et aident le corps à récupérer après une réponse immunitaire. Cependant, un entraînement excessif de haute intensité peut supprimer temporairement l’immunité en raison d’une élévation du cortisol.

En conclusion : Oubliez les solutions rapides. Un système immunitaire véritablement résilient n’est pas « boosté » mais équilibré grâce à un microbiome diversifié, une alimentation riche en nutriments, un exercice modéré et une compréhension des besoins uniques de votre corps.

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